Alors que bien des femmes rêvent d’afficher une poitrine généreuse, vous, vous aimeriez bien leur troquer la vôtre. Même si vous aimez votre poitrine volumineuse, vous aimeriez bien en finir avec tous ces désavantages. Impossible pour vous de porter des chemises boutonnées, des blazers, des sous-vêtements sexy, de trouver vêtements à votre silhouette dans tendances mode du moment. Impossible pour vous de trouver de jolis dessous sexy, des maillots de bain à votre taille. Et c’est sans compter, les maux de dos, les réflexions des autres quand il ne s’agit pas des regards déplacés. En fait, votre poitrine vous cause bien des tourments. Votre poitrine vous fait souffrir et vous êtes bien décidée à ce que cela change. Vous avez donc décidé de faire du cardiotraining, de miser sur les tractions latérales et les exercices ciblant les pecs à la salle, mais vous êtes loin du compte. Bien sûr, vous avez réussi à raffermir et à tonifier le haut de votre corps tout en changeant certaines de vos habitudes alimentaires. Vous avez envie d’aller plus loin en passant par la case chirurgie. 

Gros plan sur les principales questions que vous vous posez sur la réduction mammaire. 

Réduction mammaire : le but de l’opération

La réduction mammaire est une opération de chirurgie esthétique qui permet de corriger cette hypertrophie mammaire (associée ou non à un affaissement des seins). Cela permet d’alléger, de réduire une poitrine trop lourde en retirant un excès de glande mammaire dû à un excès graisseux ou pas (car il peut s’agir dans certaines situations de retirer un excès de peau). On parle de réduction mammaire lorsqu’il est enlevé plus de 300 g par sein. 

Réduction mammaire : le déroulement de l’opération

À l’image de la plupart des interventions chirurgicales, la réduction mammaire est une opération qui s’effectue sous anesthésie générale. L’intervention à proprement parler dure en moyenne entre 2 à 2h30. Le chirurgien peut faire une seule incision autour de l’aréole, faire deux incisions (l’une autour de l’aréole et la seconde entre le mamelon et la partie inférieure du sein) ou faire trois incisions (une péri-alvéolaire, une verticale et une sous le sein). Le nombre d’incisions est fonction du cas rencontré. Dans la grande majorité des cas, cela se passe en ambulatoire (si la réduction mammaire est très importante, le chirurgien peut en effet recommander une hospitalisation, d’une nuit en général). 

Réduction mammaire : l’avant et l’après-opération

Avant d’opérer, le chirurgien procédera à une palpation des seins pour éliminer la présence d’une masse et se mettra d’accord avec la patiente. L’occasion de poser toutes les questions sur le déroulé de l’opération, mais aussi la sortie et l’après-opération. Il faudra faire une mammographie (si l’on a plus de 25 ans) et rencontrer le médecin anesthésiste. Une prise de sang sera obligatoire avant l’opération. Une fois la réduction mammaire faite, le port d’un soutien-gorge de contention est indispensable (il faudra suivre à la lettre la prescription du chirurgien). C’est indispensable pour maintenir la poitrine en place. Il faut savoir que des ecchymoses peuvent apparaître tout comme le fait que des soins légers sont à faire pour désinfecter les cicatrices. Pour que la réduction mammaire se passe au mieux, le chirurgien doit présenter de manière claire, compréhensible et exhaustive les recommandations postopératoires. En général, il est interdit de faire une activité physique pendant 6 semaines, de prendre un bain-de-soleil pendant au moins un an, d’être patient pour que les seins prennent leur forme définitive (en général, il faut compter 3 mois au moins). Autant de recommandations indispensables pour que le résultat soit le plus élégant et le plus naturel possible.    

Réduction mammaire : les éventuelles complications

Comme tout acte de chirurgie, il peut y avoir des complications. Raison pour lesquelles, il est impératif d’être honnête, transparent et de ne rien omettre de son état de santé (maladies, opérations préalables, antécédents médicaux, traitement …) ni de ses habitudes (consommation de tabac …) lors du rendez-vous avec le chirurgien et l’anesthésiste. Ensuite, il faut avoir à l’esprit que la cicatrisation peut mal se passer, le corps peut faire un rejet des fils de suture, des hématomes peuvent apparaître, l’aréole peut se nécroser notamment (cela dépend en effet de chaque organisme ainsi que du suivi des recommandations postopératoires). Quoi qu’il en soit, en cas d’anomalie, de complications même bénignes, la prudence est de mise : il faut prendre rendez-vous avec le chirurgien.