Voyager en avion vers une destination lointaine, prendre un bus local chargés de vos sac-à-dos en vue d’une visite culturelle, flâner dans un complexe touristique… : autant d’expériences agréables qui sont gages d’instants de plaisir, mais qui, à votre retour de vacances peuvent être génératrices d’angoisses et d’un parcours (parfois sans fin) vers la tranquillité.

Ceci en raison du grand fléau que représentent les punaises de lit, ces petits insectes nocturnes qui ont la capacité de se glisser en toute discrétion dans vos valises, de s’accrocher à vos vêtements, à vos trousses de maquillage et même à vos brosses à cheveux. Le fait est que les punaises de lit sont des insectes de type « ubiquitaires » :  elles ont la faculté de survivre dans différents milieux organiques et donc de résister, le temps d’un voyage, au milieu de vos affaires personnelles jusqu’à votre rentrée à la maison. Le temps idéal pour se dissimuler à merveille dans vos shorts et serviettes de bain, cramponnées à leurs issus. Une cachette bien choisie pour mieux se répandre une fois à votre domicile !

C’est alors que le calvaire commence : si bien camouflées qu’elles passeront inaperçues, les punaises de lit se diffuseront chez vous alors même que vous déferez vos valises et rangerez vos affaires… Avant d’officialiser leur présence au moment opportun (la nuit, bien sûr, pour ces insectes nocturnes) dans un festival de piqûres ! Un événement auquel il faut réagir le plus tôt possible, car, à la liste de leurs nombreuses qualités, s’ajoutent leurs aptitudes à se multiplier rapidement… et à piquer beaucoup ! Un malheureux engrenage connu sous le nom d’« infestation domiciliaire ».

Et, contrairement aux idées reçues, le degré de standing choisi pour votre voyage n’est pas gage de sûreté : les plus grandes chaînes hôtelières et les meilleures compagnies aériennes sont elles aussi touchées par le « fléau du voyageur ». De même que les cinémas (cachées entre les sièges, elles aussi ont droit au spectacle !), les bateaux de croisière ou les vastes salles d’attente. En réalité, plus un lieu voit transiter un flux important de personnes, plus on est susceptible d’y rencontrer des punaises de lit. Nous sommes ainsi tous malheureusement confrontés à la possibilité de voir notre domicile infesté un jour…

Au-delà du caractère malpropre de ces insectes (il n’est effectivement ni agréable ni hygiénique d’accueillir un foyer de petites bêtes chez soi), plusieurs problématiques peuvent être soulevées.

Comment reconnaître les premiers signes d’une infestation ? Peuvent-elles nous transmettre des maladies ? Et enfin, comment réagir pour les éliminer efficacement sans risque de réapparition ?

Comment savoir si mon logement est infesté de punaises de lit ?

Selon une enquête d’Ipsos, c’est 7% de la population française, soit 4,7 millions de français qui ont connu une infestation de punaises de lit à leur domicile depuis 2016. A noter que les jeunes sont particulièrement concernés par cette problématique : ce sont effectivement les personnes âgées de 18 à 34 ans qui représentent à elles-seules 52% des infestations[1].

Des chiffres en hausse constante avec l’hypermobilité internationale, mais pas que. Parmi les principales causes d’infestation figurent : les emménagements dans une nouvelle habitation (à savoir que les punaises de lit peuvent survivre jusqu’à 1 an et demi sans se nourrir ; les logements laissés vacants un long moment ne sont ainsi pas épargnés) ; l’entourage proche (une personne de votre entourage elle-même touchée et que vous auriez côtoyée chez vous ou ailleurs, un contact prolongé avec des objets ou des tissus infestés suffisant à véhiculer les nids de punaises de lit) : ou enfin, un voisin au foyer infesté (dans ce type de cas, c’est via toutes les communications communes que les punaises de lit vont et viennent d’un logement à un autre : les murs, les gaines de radiateurs, les tuyauteries, etc.).

Si toutes les régions de l’Hexagone sont touchées, l’Île-de-France est marquée par une concentration des cas en raison de l’affluence touristique et de la concentration démographique, tout comme la majorité des autres grandes villes françaises de 100 000 habitants et plus[2].

Les signes de la présence de punaises de lit

Les signes d’une infestation sont avant tout physiques, avec une apparition de boutons rouges qui démangent, de petites taches de sang sur les draps, de déjections noires sur les matelas ou derrière des cadres. A savoir que « les punaises peuvent piquer jusqu’à 90 fois en une nuit »3 et que ce sont les parties découvertes du corps qui sont généralement touchées (majoritairement les bras et les jambes)

Les punaises de lit peuvent-elles nuire à notre santé ?

Vous avez sans doute eu ouïe dire de cette étude scientifique, réalisée aux Etats-Unis en 2015, qui a su établir un lien de cause à effet entre les piqûres de punaises de lit sur des souris et l’apparition chez ces dernières de la maladie de Chagas… Une étude qui fait froid dans le dos !

Cependant, à ce jour et en dépit des multiples approches théoriques, aucune étude scientifique n’est parvenue à démontrer que les punaises de lit sont susceptibles de nous transmettre des maladies (et ce, malgré leur contact avec le sang). En raison de leurs échecs, toutes les expérimentations effectuées en laboratoires écartent donc pour le moment leur lien avec l’apparition de certaines pathologies (telles que les virus) chez les êtres humains.

En revanche, ces petits insectes sont connus pour être à l’origine de troubles psychologiques et physiques.

C’est en premier lieu leur impact dermatologique qui font – entre autres – leur mauvaise réputation. Chacune de leur piqûre laisse place à un bouton rouge qui démange. Comme une piqûre de moustique, il disparaîtra en quelques jours. Malheureusement, impossible de différencier son aspect d’une autre piqûre d’insecte : une piqûre de punaise de lit provoque typiquement une micro-lésion cutanée, rouge et en relief, mesurant « de 5 mm à 2 cm, avec, en leur centre, un point rouge hémorragique ou une vésicule de liquide clair »[3]. Il est ainsi très courant qu’un logement soit infesté sans que ses occupants ne s’en rendent compte immédiatement, une grande partie de ces derniers pensant tenir les moustiques pour coupables…

S’il semblerait que la caractéristique majeure de la piqûre de punaise réside en l’apparition de plusieurs lésions alignées, le fait que ces insectes nocturnes soient très habiles pour se dissimuler le jour complexifient leur détection.  De ce fait, seul un interrogatoire strictement poussé semble pouvoir mettre la punaise à l’oreille... A réaliser bien évidement chez un professionnel de santé (chez votre médecin traitant ou en pharmacie) qui s’enquerra de vos derniers voyages ou visites de votre entourage, de vos derniers achats (vêtements ou meubles d’occasion), de votre lieu d’habitation (un emménagement ou un déménagement récent) … ou par un professionnel de la désinfestation (réellement) qualifié, qui, tout équipé, analysera scrupuleusement tous les recoins de votre logement.

Si vos boutons sont nombreux et que vos démangeaisons vous provoquent des stries de grattage et de fines lésions – à l’instar de toute autre dermatose prurigineuse – une surinfection bactérienne est possible. Aux premiers signes, il convient alors de consulter un professionnel de santé qui posera le diagnostic et vous prescrira, si nécessaire, le traitement cutané adéquat.

Ces éruptions cutanées, dans certains cas de grattages répétés avec des mains non lavées, peuvent se transformer en infection à staphylocoque. Il peut aussi arriver que les piqûres provoquent une allergie à la salive des punaises, avec lesquelles elles injectent leurs anticoagulants et anesthésiants. Ce type de cas provoquera une inflammation localisée. Au moindre doute, une visite chez votre médecin traitant s’impose.

Dans des cas plus rares, des anémies ferriprives (anémies par carence de fer) ont quelquefois été causées chez des personnes concernées par des cas d’infestations sévères de leur domicile, longue dans la durée. Une raison de plus pour faire appel à un professionnel de la désinfestation réellement compétent et équipé, car il suffit d’un nid passé inaperçu pour voir les punaises réapparaître en force…

La santé mentale est loin d’être préservée lors d’un épisode d’infestation aux punaises de lit. Il est très fréquent que la présence de ces nuisibles à domicile (surtout si celle-ci est prolongée ou répétée) déclenche l’apparition de diverses phobies (peur de « ne pas s’en sortir », de les voir réapparaître), parfois même de l’entomophobie (peur incontrôlable des insectes). Une infestation est aussi parfois à l’origine de dépressions, du fait de l’isolement des personnes touchées (par crainte d’infester les foyers de leur entourage ou par rejet de ces derniers), d’un sentiment fréquent d’insécurité à domicile et d’un manque de sommeil (en raison de la présence de ces bestioles dans le lit, dans les plis du canapé…)

Quels conseils suivre ?

Lors de vos séjours, il convient donc de ne pas laisser vos valises ouvertes (fermez-les scrupuleusement après chaque utilisation) et de les éloigner des lits et canapés. A votre retour, en cas de doute, seul un lavage du linge à 60 degrés pourra les éliminer et une aspiration minutieuse des valises et autres sacs de voyage (par principe, jetez ensuite le sac de l’aspirateur afin d’éviter le risque qu’elles remontent le tuyau).

La solution idéale reste de demander l’avis d’un professionnel qualifié, compétent et bien formé. Si vous êtes localisé en Île-de-France et avez le moindre doute sur une possible infestation, nous vous recommandons la société Hoso Hygiène au 01 60 09 47 90https://hoso-hygiene.fr/contact – qui propose un service efficace, minutieux avec à l’heure actuelle un taux de réussite de 100%.

Devis en 24h et une intervention rapide.

  • [1] Stéphanie LAFFARGUE, Aline LEININGER, Nour DABAGHI, IPSOS, « 4,7 millions de français ont été confrontés à des punaises de lit depuis 2016 », 16 mars 2021
  • [2] Stéphanie LAFFARGUE, Aline LEININGER, Nour DABAGHI, IPSOS, « Les français face aux punaises de lit », février 2021
  • [3] ASSURANCE MALADIE, ameli.fr, « Comment reconnaître les piqûres de punaises de lit et la présence des insectes chez soi ? », 22 novembre 2022