Le taï-chi est une discipline ancestrale d’origine chinoise qui a pendant longtemps été pratiquée en secret par des initiés. Mais, aujourd’hui il s’agit d’une gymnastique dont la popularité s’est grandement accrue en Occident. Cette branche de la médecine chinoise prend appui sur les principes du Yin et du Yang dont l’assemblage forme un équilibre. Dérivé de l’art martial, le taï-chi présente de nombreux avantages tant sur le plan de la souplesse que de la coordination et de l’équilibre. Qu’est-ce que c’est précisément que cette discipline ? Quels sont ses bienfaits ? Et comment sa pratique se met-elle en place ? Trouvez les réponses dans la suite de cet article.

Qu’est-ce que c’est que le taï-chi ?

Le taï-chi est une discipline corporelle provenant des arts martiaux. Il est répertorié parmi les exercices énergétiques de la médecine traditionnelle de l’empire du Milieu. Il s’agit précisément d’une gymnastique énergétique complète consistant à faire un certain nombre de mouvements de façon continue et circulaire. L’exécution de ces mouvements doit être réalisée sans brusquerie et suivant un ordre déterminé en amont. De plus en plus d’écoles proposent une formation en taï-chi au grand public. Ainsi, vous pouvez facilement suivre des cours de taï-chi à Lyon.

Il existe différents styles associés au taï-chi. Certains enseignants se concentrent principalement sur la prise de conscience de l’individu au moyen d’une approche intérieure. Par contre, d’autres optent plutôt pour l’assimilation de techniques de combat. Cependant, presque toutes les écoles se sont aujourd’hui délaissées du côté martial de cet art pour privilégier l’accroissement de la souplesse ainsi que l’essor du Qi.

Il est important de retenir qu’avec le Qi Gong, le taï-chi constitue l’une des cinq grandes composantes de a médecine traditionnelle chinoise. L’acupuncture, la diététique chinoise, le massage Tui Na et la pharmacopée chinoise sont les quatre autres composantes.

Quels sont les principes du taï-chi ?

L’apprentissage du ralentissement est une priorité absolue en taï-chi. C’est en effet grâce à la forte lenteur dans l’exécution des mouvements qu’on repère les blocages et ressent le courant d‘énergie. La philosophie chinoise qui se base sur l’équilibre dynamique entre les forces de Yin et du Yan est par ailleurs mise en avant par le fait de prendre conscience du transfert du poids de son corps d’une jambe à l’autre. Il en est de même en ce qui concerne la façon harmonieuse et lente dont alternent les bras et les jambes du pratiquant. Le taï-chi repose également sur une certaine façon de respirer. La respiration doit se faire avec lenteur et profondeur, sur une base régulière. Petit à petit, le pratiquant est convié à adapter sa respiration à l’exécution des mouvements.

Le taï-chi se pratique toujours en posture verticale et un enchainement complet peut impliquer l’exécution de plus de 100 mouvements. Le taï-chi des origines est ainsi constitué de pas moins de 108 mouvements. Mais, en général, le nombre de mouvements est compris entre 24 et 48. Les mains servent de guide aux déplacements au cours des enchainements. Il leur revient aussi de capter l’énergie et de l’orienter dans le but de faire trouver au corps son appui dans le Tan Tien. Ce dernier n’est rien d’autre que le centre de gravité localisé tout juste au-dessous du nombril.

C’est la quête de l’équilibre des deux sources d’énergie que sont le Yin et le Yang qui constitue l’essence du taï-chi. Le Yin provient de la terre tandis que le Yang provient du ciel.

Quels sont les bienfaits de la pratique du taï-chi ?

Les bienfaits de la pratique du taï-chi sont confirmés par de nombreuses études. Cela permet de :

  • limiter le risque de chute et chez les personnes du troisième âge et améliorer leur équilibre ;
  • mieux contrôler l’hypertension et limiter les risques d’affections cardiovasculaires ;
  • accroître les aptitudes fonctionnelles des sujets ayant combattu un cancer du sein ;
  • mieux dormir ;
  • accroître l’aptitude aérobique.

Le taï-chi permet de limiter le risque de chute et chez les personnes du troisième âge et d’améliorer leur équilibre

Les auteurs d’une revue systématique datant de 2009 soulignent que le taï-chi est en mesure de limiter les chutes ou les risques de chutes chez les sujets du troisième âge. Cependant, ce constat est moins présent au niveau des personnes très âgées ou atteintes d’une affection réduisant fortement leurs mouvements au quotidien. Dans le même temps, le taï-chi doit être pratiqué de façon régulière pour garantir son efficacité. Outre le fait de limiter les risques de chute, sa pratique permet d’accroître la vitesse de marche. De plus, cela favorise un meilleur équilibre et rend l’individu plus confiant dans ses déplacements.

Le taï-chi permet de mieux contrôler l’hypertension et de limiter les risques d’affections cardiovasculaires

Des études menées sur des sujets souffrant d’hypertension ont permis de conclure que la pratique du taï-chi réduit sensiblement la tension artérielle. Ainsi, le taï-chi pourrait être utile pour limiter la survenance de certaines affections cardiovasculaires telles que l’insuffisance cardiaque chronique et les accidents cardiovasculaires. Toujours d’après les études, les sujets atteints d’une maladie coronarienne ou d’insuffisance cardiaque voient leur qualité de vie s’améliorer lorsqu’ils s’adonnent au taï-chi. Aussi, on note toujours chez ceux-ci une baisse de la tension artérielle systolique et diastolique ainsi qu’une hausse de leur aptitude d’exercice.

Le taï-chi permet d’accroître les aptitudes fonctionnelles des sujets ayant combattu un cancer du sein

D’autres études sérieuses ont par ailleurs permis de ressortir les effets bénéfiques du taï-chi sur l’organisme des femmes ayant souffert et guéri d’un cancer du sein. Attention ! Le taï-chi ne doit pour autant pas se substituer à la marche et aux soins classiques. Il est surtout préconisé pour permettre aux patientes en question de retrouver l’estime de soi.

Les pratiquants du taï-chi dorment mieux

Il a été démontré en 2004 que les effets bénéfiques du taï-chi sur la qualité du sommeil étaient meilleurs que des techniques de relaxation (telles que les étirements et le contrôle de la respiration). Les chiffres sont clairs et montrent l’ampleur de l’amélioration. En moyenne les sujets pratiquant le taï-chi prenaient 18 minutes, soit bien moins de temps pour trouver le sommeil. De plus, ils dormaient 48 minutes de plus et ils étaient beaucoup moins aux prises à des périodes de somnolence diurne.

Le taï-chi accroît la capacité aérobique

L’amélioration de la capacité aérobique est un autre avantage majeur à tire de la pratique du taï-chi. Par capacité aérobique, on entend le volume maximal d’oxygène qu’il est possible à l’organisme de consommer après l’avoir prélevé dans l’air. À condition de pratiquer le taï-chi sur une période relativement longue, des améliorations prennent place. Le taï-chi semble également profiter davantage aux individus sédentaires à la base qu’aux personnes maintenant des activités physiques.

Quelques autres bienfaits du taï-chi

Il faut également retenir que le taï-chi permet à ses pratiquants de jouir d’une meilleure santé mentale et d’un meilleur bien-être sur le plan psychologique. Sa pratique est aussi recommandée pour accroître la capacité pulmonaire et limiter certaines manifestations de l’arthrite rhumatoïde. Le taï-chi permet également de combattre l’arthrose du genou et de faire mieux mouvoir les membres inférieurs.

Quelques études tendent enfin à démontrer les effets bénéfiques de la pratique du taï-chi dans la réduction de l’ostéoporose et des manifestations de la fibromyalgie. Cela permettra aussi de combattre le diabète, la maladie du Parkinson ainsi que l’obésité.

Comment le taï-chi se pratique-t-il ?

Il existe des spécialistes du taï-chi qui proposent leurs services dans des centres spécialisés ou encore des clubs sportifs, de loisir ou associatifs.

Les cours de taï-chi sont dispensés soit individuellement soit en groupe et se font en général sur une base hebdomadaire. Typiquement, une séance dure à peu près une heure de temps. Au cours des vingt premières minutes, des exercices d’échauffement et d’assouplissement sont faits. L’enseignant peut par la suite introduire des éléments de Qi Gong dans le but de faire retrouver à la posture corporelle son équilibre et de concentrer son énergie. Enfin la troisième phase du cours va consister à inculquer les mouvements du taï-chi à l’apprenant et à les lui faire exécuter de façon ordonnée et lente.

Les deux premières phases indiquées ci-dessus se font le plus souvent en individuel. Par contre, la dernière peut être organisée en petits groupes.

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