Meurtre dans un jardin français

C’est l’un des hobbies préférés des Français. La pratique du jardinage s’étend presque aussi vite que le trèfle rampant. Délassant, relaxant, bon marché, ce loisir aurait presque tout bon si les jardiniers n’avaient pas la main aussi leste sur les produits polluants. Les Tistou du dimanche sont responsables d’un quart de la pollution des eaux de surface et utilisent 8 % des pesticides du marché. Pour faire grandir les pousses et verdir les pouces, Quelle Santé vous invite au jardin.

Ce n’est plus une lame de fond, c’est un raz-de-marée ! Le jardinage compte aujourd’hui 13 millions d’amateurs dans l’Hexa­gone. Il n’y a qu’à fréquenter les jardineries le week-end pour constater l’ampleur du phénomène. Les caddies remplis de terreau et de pensées, les deux tiers des jardiniers amateurs dépensent chaque année 240 euros pour fleurir leurs jardinets ou leurs balcons. Ou les terres de la collectivité. Car si 89 % des foyers possèdent un espace de jardinage lié à leur habitat principal (61 % ont un jardin, 43 % une terrasse, 30 % un balcon et 49 % un rebord de fenêtre cultivable), les autres ne sont pas en reste pour manier la serfouette. Sans terre, ils investissent les jardins partagés ou les parcelles ouvrières (voir le site www.jardinons.com).