Le sevrage tabagique s'accompagne de nombreuses modifications physiologiques dont il faut tenir compte pour réussir son pari. Le goût se modifie du fait de la disparition en bouche des résidus de combustion. Les aliments retrouvent leur saveur naturelle, plus agréable, mais qui surprend au début.
L'appétit change, et se porte davantage vers le sucré, le salé et le gras, avec une moindre attirance pour les fruits et les légumes.
Le poids augmente. D'une part du fait de cette attirance pour les aliments riches en calories, d'autre part parce que la nicotine entretient le fumeur dans un poids inférieur à son poids normal. L'arrêt du tabac ne fait que rétablir celui-ci, éventuellement avec une petite « prime » qui disparaît avec le temps.
Il n'est pas question d'accompagner le sevrage d'un régime « amaigrissant », inefficace à terme. Une réorientation de l'alimentation vers des produits de bonne densité nutritionnelle (fruits, légumes, produits laitiers écrémés, poisson, céréales complètes), et l'abstention des plats préparés industriels suffisent. Il a été montré que ceux qui se laissent aller à l’angoise de prendre du poids sont au final plus gras que ceux qui font confiance à leur organisme pour rétablir son équilibre. Les fringales pourront être jugulées par le grignotage de fruits ou de légumes crus. La reprise ou l'intensification d'une activité physique régulière sont un pilier incontournable du traitement.
Conseil utile
Lorsque vient l'envie de fumer, portez simplement deux doigts sur vos lèvres et faites quelques inspirations profondes. Cette manœuvre mimétique est souvent d'une remarquable efficacité pour vous déconditionner. Si possible, faites-la suivre d'un petit verre d'eau.





Commentaires (9)