Un psy dans mon assiette

Produit biologique : un psy dans mon assiette

Les aliments et les boissons que nous ingurgitons agissent sur nos facultés psychiques. Nous sommes ce que nous mangeons et buvons, physiquement, mentalement et spirituellement.

Notre alimentation quotidienne ne sert pas uniquement à nourrir nos cellules à des fins calorifiques ou énergétiques.

Certains aliments peuvent agir comme antidépresseur, d’autres comme stimulant à la création, d’autres comme euphorisant ou inhibiteur sexuel. Après ingestion, nous nous sentons plus fatigués, plus excités ou plus enclins à la joute verbale, aux échanges amoureux, à l’introspection ou encore à la méditation… De là à prêter à l’alimentation un rôle dans la genèse des maladies mentales et psychiques, il n’y a qu’un pas que certains naturopathes n’hésitent pas à franchir.

 

Les acides aminés qui régulent les émotions

Notre système nerveux est constitué de neurones qui transmettent des excitations et des stimuli par l’intermédiaire de neurotransmetteurs chimiques véhiculant nos émotions, nos pensées, nos sentiments et responsables de notre comportement. Ces neuromédiateurs sont synthétisés à partir de précurseurs qui ne sont autres que nos aliments. Et plus précisément à partir des acides aminés.

Ainsi, le tryptophane, un acide aminé essentiel ne pouvant être synthétisé par l’organisme et que l’on trouve dans le lait, les bananes, la dinde, les œufs, les dattes, est le précurseur de la sérotonine. Indispensable à la relaxation, la sérotonine devient, si son taux est trop faible, responsable de confusion mentale : agressivité, colère, nervosité, phobies, dépendance aux drogues douces telles l’alcool et le tabac. À l’inverse, lorsqu’on est heureux, le taux de sérotonine remonte.

La phénylalanine, que l’on trouve dans les viandes, les fromages, le blanc d’œufs, le soja, les pois chiches, est un acide aminé à part puisqu’elle se transforme en tyrosine, le précurseur de la dopamine (qui dope la libido) et de la noradrénaline, deux neurotransmetteurs qui stimulent le cerveau.

La glutamine, acide aminé présent dans le son, le blé, les amandes et les noisettes, est le précurseur de deux neuromédiateurs qui diminuent l’anxiété.

L’histidine, que l’on trouve dans les laitages et les viandes, les céréales complètes, les laits végétaux et les œufs, est le précurseur de l’histamine, un transmetteur nerveux qui joue un rôle de régulation des émotions et du comportement. Il a un effet relaxant du cerveau, favorise l’orgasme chez la femme et augmente les sensations pendant l’acte sexuel…

Enfin, la méthionine, que l’on trouve dans l’ail et l’oignon, est indispensable au fonctionnement de tous les autres neurotransmetteurs.

Commentaires (2)

On sait aujourd'hui l'importance de tous ces "nutriments" pour un meilleur fonctionnement du cerveau, mais n'oublions pas la prise de conscience de nos poisons mentaux ; la colère, la haine et la jalousie ainsi que l'égoïsme. Cela demande, sans aucun doute, un travail sur soi-même très difficile que peu de gens sont prêts à faire.

Excellent! J'ai compris pourquoi on ne pouvez pas associer tel ou tel aliment telle ou telle vitamine. Très pédagogique !

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