Pour arrêter le processus inflammatoire et neutraliser la dégradation du cartilage, rien ne vaut une bonne stratégie alimentaire. Voici un traitement antirouille de choc.
L’articulation est maintenue stable grâce à des ligaments permettant le mouvement entre deux extrémités osseuses recouvertes de cartilage. Ce cartilage est une substance gélatineuse autorisant un meilleur glissement et agissant comme absorbeur de chocs. Il est enveloppé d’une membrane qui sécrète la synovie, responsable du renouvellement et de la restauration du cartilage et dont le rôle consiste aussi à lubrifier l’articulation pour l’empêcher de gripper. En vieillissant, la capacité de restauration du cartilage diminue en partie à cause du phénomène de glycation des protéines en présence de sucre, une « caramélisation » des articulations en quelque sorte. Ces protéines modifiées se fixent sur le collagène articulaire. Ce phénomène, aggravé par une alimentation contenant des protéines transformées par cuisson à haute température (réaction de Maillard), s’accentue avec l’âge. Il en résulte fatalement une rigidification des articulations qui peut mener à l’arthrose.
La meilleure prévention contre la caramélisation des articulations consiste à cuire les aliments à une température ne dépassant pas les 130 °C ou à la vapeur. Et à mettre en place une stratégie alimentaire adéquate : des antioxydants liposolubles comme la vitamine E (huile de germe de blé) ; des protéines de petit-lait (ou protéines de lactosérum, disponibles dans les magasins de sport) riches en cystéine (indispensable à la fabrication de l’antioxydant glutathion) ; du sarrasin pour ses vitamines B, son histidine (un aminoacide très utile contre la glycation des protéines) et surtout sa rutine (antioxydant qui diminue la fragilité du collagène).





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