Dans la famille des « super-aliments », je demande la maca. Cette poudre péruvienne est connue pour améliorer la libido. Mais il serait dommage de la réduire à un simple remède aphrodisiaque. Elle est aussi bien d’autres choses.
Un super-aliment, comme la maca, est-il un attrape-nigaud lancé par des pros du marketing pour ferrer les consommateurs paumés que nous sommes ? Souvent oui. Mais pas toujours. « Du guarana au pollen, des myrtilles à l’aguaymanto, du thé vert à la lucuma, des épinards à la maca… d’ici ou d’ailleurs, ceux que l’on nomme désormais des super-aliments, sont en réalité des aliments courants qui ont toujours eu une place importante dans l’alimentation de leur région d’origine », raconte Frédéric Marr. Ce « nutrivitaliste », comme il se définit lui-même, est passionné par le sujet.
Selon lui, pas de miracle, les super-aliments ne sont pas des super-héros : « Ils sont généralement considérés comme alliés d’une diète visant à maintenir la santé et à prévenir la maladie. Mais la consommation même régulière de super-aliments ne peut pas, dans la durée, se substituer à une alimentation équilibrée. En revanche, la consommation de super-aliments permet souvent de supplémenter une alimentation trop souvent carencée en micronutriments et de venir en aide aux personnes sous stress et trop isolées ou occupées pour consommer leurs 5 à 10 portions de fruits et légumes par jour. »




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