Mijoter de bons petits plats en les gorgeant de substances toxiques ? C’est bien dommage, quand on prend soin de choisir des aliments bio et sains, de tout gâcher en se trompant sur le choix des casseroles et des poêles. Pour cuisiner sans risque, voici les matériaux qu’on préfère et ceux qui ne doivent pas approcher nos fourneaux.
Vous adorez les casseroles héritées de votre grand-mère ? La poêle qui vous garantit des crêpes réussies à tous les coups, la cocotte à fond épais où mitonnent les plats qui ont fait votre réputation de cordon bleu ?… Ce n’est pas une raison pour éviter de se poser les questions qui fâchent. Parmi les matériaux qui composent nos batteries de cuisine, tous ne se valent pas. Petit tour d’horizon.
Ne traînez plus vos vieilles casseroles
Quand Dupont de Nemours dépose en 1945 la marque Teflon, débute en cuisine l’ère de la super-glisse. La molécule développée par la société américaine s’appelle le polytétrafluoréthylène (PTFE) et, pour la fabriquer, il faut de l’acide perfluorooctanoïque, APFO (PFOA en anglais). Les propriétés antiadhésives du PTFE permettent de cuire des œufs au plat sans matière grasse. Le Teflon envahit les cuisines à partir des années 1960. Mais très vite, le doute s’installe sur son innocuité. Environmental Working Group (EWG) est la première ONG à avoir suivi le dossier. Sous sa pression, Dupont finira par admettre, après avoir caché les faits pendant vingt ans, que ceux de ses employés qui travaillent sur les poêles antiadhésives ont des problèmes de santé. Grâce à EWG encore, Dupont déboursera plus de 100 millions de dollars d’amende et de dommages et intérêts pour avoir pollué les cours d’eau voisins de ses usines.





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