L'ADEME nous presse de remplacer toutes nos ampoules à incandescence par des lampes fluocompactes, le CRIIREM nous met en garde contre les champs électromagnétiques qu’elles dégagent alors que l’ASEF pointe les dangers du mercure qu’elles renferment. Doit-on choisir entre économies d’énergie et santé ? Pour faire le tri entre info et intox, Quelle Santé a fait tester les lampes basse consommation en laboratoire. Enquête lumineuse.
Lampes à filament, votre fin est proche. Si dans les pays de l’Union, dans le cadre du plan climat-énergie, certaines d’entre vous pourront continuer à briller jusqu’au 1er septembre 2012, en France, les pieds de lampe vous seront plus rapidement interdits. Suite au Grenelle de l’environnement, les ampoules de plus de 75 watts sont d’ores et déjà bulbes non grata sur les étals des magasins de bricolage. Au 30 juin 2010, ce sera au tour des modèles de 60 watts d’être tricards, au 31 août 2011 celui des 40 watts et, enfin, le soir du passage à l’an 2013, il ne devrait plus être possible de trouver en boutique une seule ampoule à incandescence. En termes d’économies d’énergie, le remplacement des ampoules classiques qui chauffent plus qu’elles n’éclairent (95 % de chaleur pour 5 % de lumière) par des lampes basse consommation est une bonne nouvelle. L’Agence internationale de l’énergie estime que l’éclairage engendre chaque année dans le monde 1 900 millions de tonnes de CO2 – soit près de quatre fois les émissions annuelles de gaz à effet de serre de la France – et absorbe 19 % de la production d’électricité de la planète. Sur le plan national, l’ADEME considère que l’éclairage dans le secteur résidentiel représente 9 % de la facture d’électricité des foyers. « Chaque ménage français consomme environ 350 kWh par an pour son éclairage. Le remplacement des ampoules à incandescence par des lampes basse consommation (LBC) permettrait à la France d’économiser 8 térawatts-heures (tWh) de consommation d’électricité à l’horizon 2016 (soit l’équivalent de deux fois la consommation annuelle d’électricité des habitants de Paris). En outre, l’éclairage constitue en partie un usage de pointe de l’électricité, faisant plus fréquemment appel à des moyens thermiques de production (gaz, charbon, fuel…) générateurs d’émissions de gaz à effet de serre. Un tel remplacement permettrait ainsi de réduire les émissions de CO2 de près d’un million de tonnes chaque année. » Dans les foyers, le message commence à passer. En 2008, 52 millions de lampes basse consommation, tout usage confondu (domestique ou professionnel) ont été déclarées mises sur le marché selon les estimations de Recylum, l’éco-organisme pour la collecte des lampes usagées. Soit entre 2007 et 2008, une croissance de 30 %. Un sondage SOFRES-ADEME montre qu’aujourd’hui, les deux tiers des ménages français (68,3 %) possèdent au moins une LBC.





Commentaires (11)