Ce n’est plus une vague, c’est un raz-de-marée. La consommation bio mais aussi locale et responsable ne s’est jamais aussi bien portée. Une poignée de grandes enseignes donnent l’exemple. En ce début d’année, Quelle Santé distribue les bons points.
La crise, quelle crise ? + 30 %. Voilà les chiffres de croissance de la petite unité Les 2 Vaches pour l’année 2011. L’an passé, yaourts nature, aux fruits, crèmes dessert ont séduit toujours encore plus de consommateurs bio. D’abord pour leur goût. Sans doute un peu aussi pour le côté fun et décalé de la marque. Peut-être aussi pour son engagement durable auprès des agriculteurs normands. « Cet aspect de notre démarche est encore peu connu », explique Daniel Tirat, directeur général de Les 2 Vaches. L’initiative mériterait pourtant un coup de projecteur tant elle est innovante.
Il y a cinq ans, lorsque Danone décide de se lancer dans l’aventure du bio, Les 2 Vaches s’installent dans la petite usine de Molay-Littry à quelques pâturages de Bayeux. Au début, l’entreprise se fournit classiquement en lait bio auprès des principaux acteurs du marché. En 2008, lorsque Daniel Tirat est nommé directeur général de Les 2 Vaches, la marque fait un bond en avant. Le militant souhaite traiter directement avec les éleveurs voisins de l’usine. Ils ne sont pas en bio ? Qu’importe, Daniel va les aider à se convertir. Avec son bâton de pèlerin, il entame son tour des fermes locales et propose de les accompagner techniquement et financièrement dans cette nouvelle démarche. « Se convertir au bio engendre des coûts non négligeables pour les agriculteurs, explique le directeur général. La conversion dure entre deux et trois ans et, durant cette période, l’agriculteur doit nettoyer son sol et le débarrasser de tous les pesticides et engrais chimiques interdits dans l’agriculture bio. Il doit également s’équiper de nouveau matériel et se former à des techniques d’agriculture raisonnée. Ceci suppose donc des investissements qu’il doit supporter alors qu’il ne peut encore vendre son lait que dans le circuit conventionnel. »





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