Les chantres de la jeunesse éternelle et leurs disciples vont devoir déchanter. Ça leur pendait au nez. Le ministère canadien de la Santé vient d’avertir que l’usage de la toxine botulique en médecine esthétique pour figer les rides pouvait avoir des effets dangereux, voire mortels.
Des scientifiques ont en effet fait état du risque de dispersion de la toxine, commercialisée sous le nom de Botox, dans d’autres parties du corps que celle où elle a été injectée. Avec comme conséquence une kyrielle de symptômes : affaiblissement musculaire, problèmes de déglutition, pneumonie, troubles de la parole et difficultés respiratoires.
Ces risques de dispersion seront dorénavant spécifiés sur la notice des produits Botox et Botox Cosmetic vendus au Canada. La Food and Drug Administration (FDA), l’autorité américaine de surveillance du médicament, avait déjà mis en garde contre ce phénomène en février 2008. Et en août 2008, l’hebdomadaire allemand Focus avait révélé que l’Agence européenne du médicament (EMEA) avait recensé plus de 600 cas où des personnes ayant reçu des injections de Botox avaient subi de sérieux effets négatifs. Dans 28 cas, les patients sont morts.
La toxine botulique, qui est commercialisée en France, notamment sous les marques Botox ou Vistabel (laboratoires Allergan), est utilisée par des millions de personnes dans le monde pour gommer les pattes-d’oie, rides du lion et autres ravages du temps. Mais elle est à l’origine un poison violent, 40 millions de fois plus foudroyant que le cyanure, secrété par la bactérie à l’origine du botulisme, une maladie mortelle que l’on contracte en mangeant des conserves avariées.






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