Les parents exigeants en matière de décoration responsable sont unanimes : la chambre du petit dernier doit être un endroit à la fois sain, ludique, fonctionnel et, surtout, respectueux de l’environnement.
Des Français de plus en plus nombreux apportent un soin particulier à leur intérieur, et l’environnement dans lequel évolue leur progéniture est devenu l’une de leurs préoccupations majeures. À commencer par la chambre de bébé. Pour lui aménager un cocon sain et douillet, ils adoptent une démarche écologique du sol au plafond, en passant par la décoration.
« La principale règle pour une chambre d’enfant ? Limiter la pollution de l’air intérieur en utilisant des matériaux triés sur le volet, met en garde Corinne Bullat, décoratrice d’intérieur. Si les peintures, revêtements, colles et autres vernis synthétiques vendus en grandes surfaces et dans les magasins de bricolage sont toxiques pour la santé, ils le sont particulièrement pour les enfants. »
De la peinture à la moquette, en passant par les meubles, les chambres d’enfants sont souvent saturées de composés organiques volatils (COV). Classés cancérogènes par le Centre international de recherche sur le cancer, les COV contenus dans les colles, les moquettes synthétiques, les parquets stratifiés, les meubles en aggloméré, se libèrent sous l’effet de la chaleur et de l’humidité. À forte dose, ils provoquent des crises d’asthme, des maux de tête, des douleurs abdominales et des nausées. À cela s’ajoute le benzène dans les plastiques et le radon dans les sols, qui rendent l’air de la chambre 2 à 5 fois plus pollué qu’à l’extérieur. Pour autant, aménager une chambre d’enfant de façon écologique relève-t-il de la mission impossible ? Pas du tout.





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